La communion fraternelle
- JESUS REGNE
- 29 oct. 2024
- 9 min de lecture
Dernière mise à jour : 5 déc. 2024

La communion fraternelle est le fait pour des chrétiens de s'assembler dans le but de partager la parole, de s'encourager à la lumière de la parole et de prier ensemble. Elle est necessaire pour rester affermi et motivé dans les voies du Seigneur. La bible nous donne un éclairage sur ce en quoi consiste la communion fraternelle, notamment dans le livre des actes des apôtres.
Actes 2: 42 << Et ils persévéraient tous dans la doctrine des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain et dans les prières. >>
On apprend ici que les chrétiens doivent persévérer dans la communion avec les frères tout comme dans la doctrine, la fraction du pain et la prière. Cela montre la place que nous devons donner à la communion fraternelle dans notre vie chrétienne. Et la bible va encore plus loin en présentant la communion fraternelle comme une bénédiction.
Tehilim (Psaumes) 133:1-3 << 1 Cantique des marches de David. Voici qu'il est bon, qu'il est agréable pour des frères de demeurer unis ensemble! 2 c'est comme l'huile excellente répandue sur la tête qui coule sur la barbe, sur la barbe d'Aaron, sur le bord de ses vêtements. 3 C'est comme la rosée de l'Hermon qui descend sur les montagnes de Sion. c'ar c'est là que YHWH a ordonné la bénédiction et la vie, pour toujours.>>
Dans cet extrait aussi, nous pouvons voir que le Seigneur accorde une grande importance à la communion fraternelle. Mais faisons attention ici, car il est question des frères dans la foi et non d'une multitude de personnes qui s'assemblent tous les dimanches dans un bâtiment faussement appelé église, sans pour autant se connaître. Dans le mot "frère" on retrouve la notion de fraternité. Et le mot fraternité par définition est le lien de parenté qui unit les enfants, frères et sœurs, nés de mêmes parents. Ce qui veut dire que ton frère dans la foi est celui qui a le même père que toi, Yéhoshoua, de qui vous recevez la même éducation, les mêmes enseignements. Ne peuvent donc être frères que ceux qui sont fils et filles de YHWH, ceux qui sont enseignés par lui.
Ainsi, ce lien de fraternité peut unir deux ou plusieurs personnes , qui se connaissent, qui se côtoient, chacun connaissant la foi et la vie spirituelle de l'autre. Voilà pourquoi le Seigneur disait que là où deux ou trois sont rassemblés en son nom, il est au milieu d'eux, parce qu'il faut qu'ils soient véritablement enfants d'Elohîm, qu'ils se sanctifient qu'ils soient tous en accord avec la parole et qu'ils aient ce centre d'interêt commun qui est Yéhoshoua.
Le Seigneur aime voir son peuple assemblé et il aime agir au milieu d'eux. Seulement la communion fraternelle est quelque chose de difficile de nos jours à maintenir, c'est l'union la plus combattue après le mariage. Et pourquoi? parce qu'elle possède aussi les promesses du Seigneur, promesses de bénédiction et de vie tel que nous dit le passage ci-dessus.
Beaucoup de maux minent les assemblées de nos jours, parmi lesquels les divisions ou la séparation entre frères et sœurs. C'est à se demander ce qui ne tourne pas rond. On voit des chrétiens qui se déchirent, provoquant des scandales, et des secrets se retrouvent dehors à cause du manque de maîtrise de soi. Et tout çà brise le cœur du père.
De plus en plus les chrétiens ont du mal à se supporter, à se pardonner, à s'aimer malgré leurs differences. Et c'est un gros problème. Bien évidemment, Je ne parle nullement de supporter la vie de péché d'un frère, car il n'y a pas de rapport entre la lumière et les ténèbres, mais de supporter les défauts des uns et des autres.
Toutes ces divisions ne profitent qu'à une seule personne: le diable, parce qu'il sait que s'il réussit à diviser des frères, il a quelque part bloqué l'action du Saint-Esprit, et par consequent freiner les plans du Seigneur pour ces frères là.
Prenons l'exemple de deux frères que le Seigneur a mis ensemble pour prier, s'exhorter et à qui le Seigneur a également confié une œuvre. L'un d'eux à cause du manque de contrôle et de maîtrise, est toujours entrain de se plaindre de l'autre, oubliant de manifester la patience et l'amour, finira par détruire la foi de l'autre.
Nous devons nous rappeler qu'au-delà de l'évangile, nous avons des caractères différents, des émotions différentes, et ça peut arriver d'avoir même des convictions différentes sur certains sujets aussi. L'apôtre Paul nous parle de cela dans le livre de Romains.
Romains 14:1-23 << 1 Mais celui qui est faible dans la foi, recevez-le, non pas pour des jugements et des deliberations. 2 En effet, tel a la foi pour manger de toutes choses, mais le faible ne mange que les legumes. 3 Que celui qui mange ne méprise pas celui qui ne mange pas, et que celui qui ne mange pas, ne juge pas celui qui mange, car Elohîm l'a accueilli.... 5 Tel juge, en effet, un jour au-dessus d'un autre jour, mais tel autre juge que tous les jours sont égaux. Que chacun soit pleinement persuadé dans sa propre pensée. 6 Celui qui pense au jour, c'est pour le Seigneur qu'il y pense. Et celui qui ne pense pas au jour, c'est pour le Seigneur qu'il n'y pense pas. Celui qui mange, mange à cause du Seigneur, et il rend grâce à Elohîm. Et celui qui ne mange pas, ne mange pas aussi à cause du Seigneur, et il rend grâce à Elohîm.... 13 Ne nous jugeons donc plus les uns les autres, mais jugez plutôt ceci: de ne pas mettre devant un frère une pierre d'achoppement ou une occasion de chute....>>
Nous comprenons par ce passage que ça peut arriver entre frères et sœurs d'avoir à des moments des convictions différentes. Et dans ce cas que faut-il faire? Lapider le frère ou la sœur qui ne pense pas comme nous? NON, mais prier le Seigneur. Si nous commençons à avoir des doutes sur les agissements d'un frère, prenons d'abord la peine de demander au Seigneur si ce frère est toujours dans la foi ou pas, et non de moucharder à gauche et à droite ou de murmurer. Ce qui tue parfois la communion fraternelle bien-aimés est la suspicion entre frères: On voit le mal partout, au moindre faux pas on voit déjà l'apostasie du frère ou de la sœur. Mais que nous dit la bible?
1 Corinthiens 13: 4- 7 << 4 L'amour est patient, il se montre doux, l'amour n'est pas envieux, l'amour ne se vante pas, il ne s'enfle pas d'orgueil, 5 il n'agit pas d'une manière malséante, il ne cherche pas son propre intérêt, il ne s'irrite pas, il ne tient pas compte du mal, 6 il ne se réjouit pas de l'injustice, mais il se réjouit avec la vérité. 7 Il couvre tout, il croit tout, il espère tout, il supporte tout. >>
Nous devons arrêter d'être soupçonneux parce que ce n'est pas çà l'amour. Il existe une catégorie de chrétiens de nous jours qui ne sont là que pour épier les autres, et chercher la moindre erreur, le moindre mot déplacé, le moindre mauvais geste pour immédiatement traiter le frère d'apostat et d'Anti-Mashiah, oubliant de commencer ce travail d'inspection dans sa propre vie d'abord.
Hébreux 10:24 << Et observons-nous les uns les autres pour nous inciter à l'amour et aux bonnes oeuvres.>>
La bible dit bien de nous observer les uns les autres dans ce passage. Mais dans quel but? afin de nous inciter les uns les autres à l'amour et aux bonnes œuvres, et non de casser les frères au moindre faux pas. Si le Seigneur constate qu'un frère nuit à ta foi et à ton avancement, ou que ce frère ne le craint plus, il te le dira et te séparera de lui. Nous devons aussi avoir la foi dans le Seigneur pour cela. Si nous sommes vraiment ses enfants, il nous dira si un frère n'est plus dans la foi, parce qu'il veille sur nous et ne veut pas qu'on se souille.
Dans le monde nous n'avions pas tous les mêmes faiblesses. Pour certains c'était la fornication, pour d'autres l'alcool, et que sais-je encore. Le Seigneur peut t'avoir dit après ta conversion de ne plus toucher un verre d'alcool, pour te préserver de replonger dans ce péché. Mais ne fait pas de cela une doctrine, disant que tous ceux qui boivent un verre de vin (et je dis bien un verre, et non plusieurs) sont dans le péché.
De même dans une assemblée, on peut voir des sœurs qui ne mettent plus des rajouts à leurs cheveux, pendant que d'autres en mettent. Que la sœur qui n'en met plus ne condamne pas celles qui en mettent, car elles ont la paix de le faire. Tout doit être fait avec pleine conviction, Car la bible dit que ce qui n'est pas le fruit d'une conviction est péché.
<< As-tu la foi ? Aie-la en toi-même devant Elohîm. Béni est celui qui ne se juge pas lui-même dans ce qu'il approuve ! Mais celui qui doute est condamné s'il mange, parce que cela ne vient pas de la foi. Or tout ce qui ne vient pas de la foi est péché >> Romains 14:22-23.
Il y a un autre problème qui détruit les liens fraternels : c'est la jalousie entre frères et sœurs. On se demande bien d'où peut sortir ce genre de comportement, surtout dans le milieu chrétien. Là encore le manque de maîtrise de soi y est pour beaucoup, que ce soit pour celui qui est jalousé ou pour celui qui jalouse.
Si nous regardons l'histoire de Yossef ou Joseph dans les écritures, il recut des songes de YHWH concernant son avenir. Et il décida de les raconter à sa famille. La suite on la connaît, c'est que ses frères à cause de la jalousie l'ont vendu aux égyptiens, à défaut de le tuer. Yossef ainsi que ses frères ont tous manqué de maitrise: lui en parlant de ses songes à ses frères alors que le Seigneur ne lui avait pas dit de les raconter, et ses frères en décidant de le vendre. Par naïveté, il a incité ses frères à la jalousie.
Bien-aimés, apprenons à garder nos songes pour nous. Le fait de toujours raconter ses songes ou ce que le Seigneur nous révèle témoigne aussi de l'orgueil, un orgueil déguisé faisant croire qu'on veut juste partager ce qu'on a reçu, alors que parfois l'intention est de se vanter, de montrer que le Seigneur nous parle beaucoup plus qu'aux autres. Faisons attention aux motivations de nos cœurs frères.
Avant de raconter un songe, nous devons toujours nous demander si cette information est necessaire pour l'autre ou alors en quoi elle le concerne ( comme des songes sur notre avenir par exemple). Si ce songe n'édifie pas l'autre, dans quel but le racontes-tu donc? les songes relatifs à nos vies personnelles ne devraient regarder que nous.
Il est dit dans Galates 5: 25-26 << 25 Si nous vivons par l'Esprit, marchons aussi par l'Esprit. 26 Ne cherchons pas une vaine gloire en nous provoquant les uns les autres et en nous portant envie les uns aux autres. >>
En racontant tes songes à tous azimuts, tu peux provoquer la jalousie des frères. Nous devons veiller les uns sur les autres de cette manière là aussi, à ne pas exposer nos frères, ne pas susciter de l'envie ou de la convoitise en eux, mais toujours se demander si ce qu'on veut dire ou raconter peut créer un combat à mon frère ou non. A force de toujours parler de toi, tu peux susciter des combats dans les pensées à ton frère ou ta sœur, qui peut commencer à se demander pourquoi le Seigneur ne lui parle pas comme à toi. Il ou elle peut déboucher à la pensée selon laquelle le Seigneur ne l'aime pas, pourtant ce n'est pas vrai. En manquant de maîtrise, tu deviens une pierre d'achoppement pour ton frère, et tu lui crée des combats.
Nous devons veiller les uns sur les autres dans le but de nous encourager mutuellement, et non nous faire la guerre. Si tu constates une faiblesse de ton frère, parle-en avec lui en toute douceur. Et s'il craint véritablement le Seigneur, il sera convaincu par le Saint-Esprit. De plus, prie pour ce frère afin que le Seigneur lui fasse grâce. Mais toi reste patient, et laisse le Seigneur faire le reste.
La communion fraternelle, lorsqu'elle est établie par Elohîm lui-même, est pour un but précis. Le Seigneur sait comment et pourquoi il met deux frères ensemble. En te plaignant tout le temps de ton frère, tu passes à coté de la volonté du Seigneur, et tu n'atteints pas les objectifs qu'il t'a fixés. Sache que tu as ce frère ou cette sœur à tes cotés parce que là où tu es fort, le Seigneur veut que tu fortifies l'autre, et vice versa, que vous soyez à mesure de vous encourager et de vous relever mutuellement. En te donnant ce frère le Seigneur connaissait ses faiblesses et les tiennes aussi. Et son plan était que vous vous complétiez. Mais toi au lieu de çà, on se plaint du frère tout le temps.
Au travers de la communion fraternelle, on apprend réellement qui on est, et on découvre parfois même des défauts qu'on ne pensait pas avoir. Le Seigneur nous nettoie et pointe du doigts nos mauvais caractères et ça nous aide à changer. Apprenons à nous aimer et à nous supporter les uns les autres comme Mashiah nous supporte aussi. N'oublions pas qu'il est notre modèle parfait. Avoir un frère ou une sœur qui craint véritablement le Seigneur est une grâce bien-aimés, parce que de nos jours les vrais chrétiens se font rares. Beaucoup se disent chrétiens alors qu'ils vivent volontairement dans le péché. Mais à toi le Seigneur a fait grâce de te donner un frère qui a ce même amour brulant dans son cœur pour le Mashiah comme toi.
Arrêtons de nous plaindre les uns des autres, et sachons qu'ailleurs dans le monde il y a des chrétiens qui sont seuls, qui aimeraient avoir ne ce serait ce qu'une personne avec qui partager leur amour pour le Mashiah, et qui ne le peuvent pas parce que vivant dans les pays hostiles et fermés à l'évangile, des pays où prononcer le nom de Yéhoshoua est un crime. Pour avoir vécu cette solitude pendant un temps dans ma marche, je peux vous dire que ce n'est pas facile. Je bénis le Seigneur pour la communion fraternelle qu'il a permis dans ma vie. Soyez tous bénis au nom de Yéhoshoua, AMEN!
Comments